Z’ont de drôles d’histoire à A CHARSONVILLE



Charsonville, petite commune rurale située à la limite du Loiret et du Loir-et-Cher, se trouve au cœur de la généalogie paternelle de mon mari. Dans les branches de son arbre généalogique du côté paternel, on visite aussi bien Epieds en Beauce que Coulmiers que Baccon qu’Ouzouer le Marché que Binas que Villermain que Prénouvellon que Membrolles que Verdes que Villorceau … sans oublier Charsonville.


Par conséquent, lorsque le phénomène extraordinaire dont je vais vous entretenir, survint le 23 Novembre 1810, tous les habitants des communes voisines de Charsonville en ont été témoins directs ou indirects.


Ce vendredi 23 Novembre 1810 à une heure et demie de l’après-midi, le temps était calme et serein, le vent était au sud, il faisait soleil comme dans les plus belles journées d’automne et aucun nuage ne paraissait à l’horizon.

Tout à coup, plusieurs violentes détonations comparables à l’explosion successive de trois ou quatre coups de canon de gros calibre, ou à l’explosion d’un magasin à poudre se firent entendre et ces détonations étaient suivies d’un énorme roulement produit par l’écho qui dura plusieurs minutes.

Ces explosions se firent entendre fortement à Orléans (30 kms), à Beaugency (20 kms), à Blois (50 kms).

Les gens de la commune et des campagnes environnantes furent d’autant plus effrayés qu’indépendamment du bruit, ils virent dans l’atmosphère un globe de feu qui, se dirigeant du nord au sud, avait formé, lors des explosions, une traînée de feu considérable.

Cet évènement extraordinaire dont on ignorait la cause, avait jeté l’alarme parmi tous les habitants. A huit heures du soir, le bruit se répandit tout à coup qu’il avait été occasionné par l’explosion subite du parc d’artillerie de la garde impériale en garnison à Blois.

Cette nouvelle fut démentie par le rapport que fit aux autorités Monsieur Jean-Claude HENAULT, fermier de la métairie de Mortelle située entre Epieds en Beauce et Charsonville.

Monsieur HENAULT déclara à Monsieur Jacques-Nicolas PELLIEUX l’ainé (1750-1832), médecin, historien, archéologue, adjoint au maire de Beaugency :

« Hier, à une heure et quart de l’après-midi, étant sorti de la ferme avec le garçon charretier, nous avons vu en l’air un globe de feu considérable venant du nord, et qui, après avoir fait un long trajet, est venu crever au-dessus de notre tête, lançant de tous côtés feux et flammes. Nous avons entendu aussitôt trois coups qui se sont succédés à quelques distances les uns des autres, et nous ont paru semblables à trois forts coups de canons, à ce bruit a succédé un sifflement extraordinaire produit par une pierre accompagnée d’une fumée très épaisse, et qui a été lancée à très peu de distance de nous, et a fait jaillir la terre où elle est tombée, à la hauteur de plus de cinq pieds (2 mètres).

« Revenus de notre frayeur, nous avons été à l’endroit où elle est tombée, mais craignant qu’elle ne se relevât, nous avons attendu quelques temps, d’autant plus que nous avions besoin d’outils pour la retirer de la terre où elle s’était enfouie à la profondeur de deux pieds environ (80 cm), elle était encore chaude et pesait vingt livres. Tous les habitants du voisinage sont accourus au bruit et, chacun a voulu en avoir un morceau. »

Le lendemain, il a été trouvé deux autres pierres à un demi quart de lieue de la première, et toutes les deux à égale distance l’une de l’autre. La seconde est tombée à Villeray et la troisième au Moulin brûlé, paroisse de Charsonville.

Monsieur J.N. PELLIEUX déclara :

« Cette pierre, dont le sieur HENAULT m’a apporté un fragment très peu considérable avait avant d’être brisée, la forme d’un carré long de six pouces de longueur sur cinq pouces d’épaisseur, elle étincelle sous le briquet et produit un son mat lorsqu’elle est frappée avec un instrument en fer.

« Voici actuellement ce que j’ai observé moi-même, d’après les fragments que j’ai entre les mains :

« Cette pierre est recouverte d’une croute presque noire et enfumée, elle est d’un gris cendré dans son intérieur et parsemée de points brillants qu’on prendrait d’abord pour un mica, mais, vu au microscope, on reconnaît bientôt que ces points sont autant de globules métalliques de la nature du fer, puisque la pierre est en entier attirable à l’aimant.

Son poids est assez considérable pour son volume, et elle ne présente à l’intérieur ni vide ni boursouflure. Lorsqu’elle est frottée contre un corps dur, elle se polit et acquiert à cet endroit le brillant métallique et elle ne m’a pas paru lors du frottement, répandre aucune odeur de soufre, ce qui prouve qu’il a été détruit entièrement par l’action du feu, mais comment se fait-il que le fer lui-même, par cette action, n’ai pas passé à l’état de scories.

« Je laisse aux savants expliquer ce phénomène … »

La France est l’un des pays où l’on compte le plus grand nombre de chutes de météorites à peu près réparties sur tout le territoire national.

Au nombre d’environ 80 à ce jour depuis la première trouvée et répertoriée en 1492 en Alsace.

La météorite tombée le 26 Avril 1803 à L’AIGLE dans l’Orne marque un tournant majeur dans la science.

L’enquête rigoureuse effectuée sur place par Jean-Baptiste BIOT, astronome, physicien et mathématicien, a prouvé l’origine extraterrestre des pierres venant de l’espace.


Sources : - genealogieFamilles Epieds-en-Beauce

  • http://fleros.chez.com

  • Magellan-météorites.com

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